
Aujourd’hui, j’ai reçu un courriel de Catherine O’Grady, directrice générale du Festival de jazz d’Ottawa. Il semble que notre festival de jazz bien-aimé pourrait ne pas être autorisé à revenir au parc de la Confédération en 2020.
Nous soutenons totalement sa position. Pourquoi avons-nous des parcs, si ce n’est pour que les gens s’y retrouvent et en profitent ! Ottawa a parfois la réputation d’être « ennuyeuse ». Les festivals animent notre ville et créent l’ambiance que nous souhaitons. Oui, notre ville est belle et dispose de nombreux espaces verts. Nous avons besoin de plus d’animation, de vie et de joie de vivre, comme c’est le cas dans des villes telles que Montréal. Nous devons être moins préoccupés par le bruit de fin d’après-midi et l’herbe abîmée et célébrer les offres culturelles que nous avons ! Nous espérons que vous êtes d’accord !
Voici ce qu’elle a écrit :
Voulez-vous conserver votre festival de jazz au parc de la Confédération ? Donnez votre avis.
Chers amis du Festival de jazz d’Ottawa :
J’ai récemment rencontré Tobi Nussbaum, le nouveau directeur général de la Commission de la capitale nationale, pour l’informer des projets du festival en vue de notre 40e anniversaire, lorsque nous reviendrons au parc de la Confédération en 2020, après l’achèvement des travaux du tunnel d’égout qui s’y trouve.
M. Nussbaum m’a écouté poliment, puis m’a surpris en disant qu’il n’était pas acquis que le festival de jazz soit autorisé à revenir dans le parc de la Confédération. Il a expliqué que la CCN est en train de revoir le rôle du parc, ainsi que de nombreux autres actifs dans la région de la capitale nationale.
Je sais que beaucoup d’entre vous ont choisi le festival de jazz sur la place Marion Dewar de l’hôtel de ville comme mesure à court terme, alors que le parc de la Confédération n’était pas disponible pour nous en 2018 ou cette année – mais avec l’idée que nous pourrions revenir en 2020 lorsque la construction du parc serait terminée.
Aujourd’hui, cependant, il semble que le parc ne soit plus jamais à notre disposition. Ce n’est pas seulement décevant, ce n’est pas bon pour le festival ni pour vous, notre public.
Au fil des ans, vous avez été nombreux à me dire que le parc de la Confédération est le meilleur endroit de la ville pour écouter de la musique : c’est un cadre magnifique au bord du canal et parmi les arbres, dans un environnement urbain sûr, facilement accessible en bus, à vélo et à pied.
Vous m’avez dit que vous aimiez la qualité du son et la proximité du parc avec les salles du Centre national des Arts. Et vous m’avez dit que le fait de vous asseoir sur l’herbe par une chaude soirée d’été, de regarder les étoiles et de profiter de la musique avec vos amis, votre famille et d’autres amateurs de jazz est l’un des moments les plus forts de votre été à Ottawa.
Il n’y aura peut-être plus de tels souvenirs si nous, contribuables et fiers membres de notre communauté, ne nous exprimons pas sur la manière dont nos impôts sont utilisés et sur l’accès qui nous est donné aux ressources que nos impôts financent.
La valeur économique que le festival apporte à la région, à la ville et à nos quartiers ne fait aucun doute. Mais au-delà de ces avantages économiques, le festival de jazz apporte à la ville ce qui fait battre le cœur d’une communauté : l’excellence créative, l’importance culturelle, la reconnaissance internationale, le sentiment d’appartenance.
Si le fait d’être dans le parc de la Confédération est aussi important pour vous – mélomanes ET contribuables – qu’il l’est pour ceux d’entre nous qui organisent cet événement pour vous chaque année, alors prenez le temps d’ajouter votre nom à la pétition dont le lien se trouve ici.
ajouter votre nom à la pétition dont le lien se trouve ici
. N’hésitez pas à ajouter vos commentaires personnels.
Nous voulons que ce festival reste ce qui a fait sa réputation au cours des quatre dernières décennies : un événement musical irréprochable dans un cadre sublime au cœur de la capitale nationale.
Nous vous remercions de votre soutien.
Catherine O’Grady, productrice exécutive