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L’histoire d’Annie

Ann Meelker, directrice des ventes et du marketing, hôtel Lord Elgin

Eh bien, je suis vraiment une des anciennes ici. Je me suis jointe à cet hôtel il y a 40 ans, alors que j’étais étudiante à l’Université d’Ottawa. J’ai été embauchée par Don Blakslee, un très cher ami de mes frères et un coKiwaniens. Mon emploi d’été était dans le département des relations publiques : j’inscrivais les réservations sur de petites cartes blanches et je devais coordonner l’occupation des chambres en classant toutes les petites cartes en ordre chronologique d’arrivée des invités. C’est incroyable, mais cette simple méthode fonctionnait très bien et j’adorais mon emploi d’été. Je prenais mon lunch au parc de la Confédération, assise à côté de la fontaine, goûtant des rayons du soleil.

Un bond dans le temps : après avoir obtenu mon diplôme, m’être mariée, avoir eu quatre enfants (tous des garçons, pratiquement l’un après l’autre), devinez ce qui se passe? Don Blakslee me téléphone et me dit « Annie, j’ai besoin de quelqu’un dans l’équipe des ventes… Accepteriez-vous de revenir travailler chez nous? » Mon plus jeune enfant avait quatre ans. J’étais prête…

Après un court hiatus, je suis retournée au Lord Elgin il y a 11 ans et c’est un peu comme mon second chez-moi. Don Blakslee a pris sa retraite (après un incroyable demi-siècle de dévouement) et David Smythe est aujourd’hui au gouvernail (un patron extraordinaire). Blakslee (comme nous l’appelons) est toujours présent, il livre d’excellents et de sages conseils, et il relate des anecdotes que nous adorons. À mesure que nous approchons de notre 75e anniversaire, il s’agit là de quelques-uns des récits parmi d’autres que nous immortaliserons dans une petite publication.

Je suis une personne extrêmement chanceuse! J’adore cet endroit, sa chaleur, son histoire. J’adore que Lord Elgin, d’Écosse, nous fait honneur de séjourner chez nous à l’occasion. J’adore que tout le monde a une histoire à raconter quand il reste ici. J’adore que le maire et que d’autres personnalités viennent ici pour acheter le journal, prendre le lunch ou se procurer leur indispensable dose de caféine le matin. Je me sens comme si j’étais au cœur de cette belle ville et comme si je faisais partie de son histoire. J’adore mes collègues et en particulier les membres de mon équipe : ils sont loyaux ; ils ont du cœur à l’ouvrage; je ne pourrais demander mieux.

Alors que nous lançons un nouveau site Web et ce blogue, ne soyez pas surpris de voir des interventions de différents membres de notre équipe et du personnel de l’hôtel. C’est bien normal : ils ont tous leurs petites astuces à partager – leur endroit préféré où se promener, une table incontournable à Ottawa, une designer locale à découvrir, ou simplement une histoire rigolote ou intéressante à raconter….

Restez à l’écoute!!!

Annie

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Un week-end inoubliable

Liz Lesh, chef des ventes (appréciée pour son entrain et sa flamme!), hôtel Lord Elgin

Ce week-end, deux de mes meilleures amies, les Grandes Urbaines Janice et Lisa, viennent me visiter de Montréal. Avant que je poursuive, laissez-moi vous dire quelques mots à propos de Janice et de Lisa. Deux professionnelles accomplies de 56 ans, qui aiment leur bifteck, leur vin, leur espresso et l’occasionnelle clope (la culture des années 1960 et 1970, on a ça dans le sang, voyez-vous). Janice et Lisa pensent qu’elles viennent visiter Liz, l’ancienne Montréalaise devenue la quasi-campagnarde Ottavienne. Laissez-moi vous dire que je leur prépare une petite surprise, à « Ottawa en campagne ».

Arrivée samedi après-midi. Nous nous rendons à Lansdowne et prenons le lunch sur la terrasse du pub LOCAL Public Eatery. L’observation des spécimens humains est l’une de nos activités préférées et mes amies seront foncièrement diverties par les cyclistes, les joggers, les piétons, et les résidents qui déambulent dans leur Birkenstocks et leurs vêtements de yoga; bref nous jouons le jeu de ce que les chercheurs appellent la « cognition vestimentaire », principe selon lequel nos vêtements influencent notre comportement. Janice et Lisa portent des sandales Stuart Weitzman; je porte des sandales Birkenstocks. Ouais, j’ai bu du Kool-Aid d’Ottawa et mes pieds se portent très bien, merci beaucoup. Après une bière artisanale sur la terrasse et un peu de relaxation, nous nous rendrons à pied à Sporting Life pour une salutaire séance de magasinage. Montréal, une véritable Mecque de magasinage, n’a PAS de Sporting Life. Vlan! Dans les dents! Et si vous n’avez jamais été dans ce spectaculaire magasin, économisez vos sous, attendez une belle vente et, un, deux, trois, go! Ils ont de superbes vêtements, de belles tenues sportives et, côté service à la clientèle, on ne peut demander mieux.

C’est maintenant du côté de Bridgehead Coffee, un café local qui vend du café équitable torréfié sur les lieux. Comme par hasard, mon fils, Sammy, est l’un des plus talentueux barista de Bridgehead. Manifestement, je dois faire des flaflas à son sujet! Le fils de Lisa est un avocat; le fils de Janice est un des meilleurs étudiants dans une école privée et mon Sammy est un barista de renom! Et, zut, j’en suis fière! Prochain billet de blogue : ses talents de barman au Belmont Snack Bar…restez à l’écoute.

Électrisées au café de Bridgehead, nous nous rendons à Whole Foods et nous fondons devant les éblouissants étals de fruits, de légumes, de fromage et de viandes. Montréal n’a pas de Whole Foods non plus!! Prends ça!

Samedi soir, nous « Ubererons » au restaurant Empire, où nous nous assoirons sur la terrasse et admirerons les époustouflantes motos Harley, BMW et Ducati stationnées de l’autre côté de la rue, flanquées de leur propriétaires pleinement équipés. (Janice, Lisa et moi avons été élevées à Montréal Est; nous avons un petit velours pour les « bikers », mais quelle femme n’en a pas ? »). Du beau monde, du monde heureux, du monde farfelu, des foules, des caméras, des iPhones, des belles voitures rutilantes, des talons hauts, des robes courtes, des jeans serrés, de la musique, de l’action, des cocktails, du vin. La réalité de notre âge nous rattrape rapidement et, à 22 h, nous reprenons Uber pour revenir à la maison. Ouais, je sais, Uber est illégal, mais l’avez-vous essayé????

Dimanche : promenade à bicyclette de 20 km vers Art is In Bakery, qui est à la fois notre destination et notre récompense. Le sentiment de liberté que donne celui d’être à vélo sur une route normalement occupée par des voitures est absolument incomparable! Janice et Lisa vont se croire en plein milieu du tour de France. C’est du moins comme ça que je me sens.

Plus de 50 kilomètres de routes, à Ottawa et au parc de la Gatineau, sont ainsi accessibles aux cyclistes, aux patineurs à roues alignées, aux joggeurs et aux marcheurs.

Il me tarde d’accueillir ces deux divas de Montréal. Je pense leur faire vivre une expérience d’Ottawa qu’elles n’oublieront pas d’ici peu. À tout le moins, elles riront un bon coup à propos de nos Birkenstocks et du mode de vie sain d’Ottawa.

Ottawa, c’est ma ville et je l’adore!!

Liz

liz